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INFORAMA CGT

27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:45

Les marges des distributeurs encore pointées du doigt

Philippe Chalmin, Président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, a remis aujourd’hui son premier rapport au Ministre de l’agriculture, centré sur 5 filières : fruits et légumes, viandes porcine, bovine et avicole, lait
Philippe Chalmin, économiste missionné par Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, pour présider un Observatoire de la formation des prix  et des marges des produits alimentaires, a fait ce qu’il a pu dans le rapport qu’il vient de remettre pour exposer où sont réalisées les marges dans les fruits et légumes, la viande et les produits laitiers. « Sans porter de jugement, je m’interroge sur le taux de marge réalisé par la grande distribution, notamment sur le porc. Je ne dis pas qu’il y a un grand méchant. Mais il faudrait que nous puissions analyser le taux de marge brute de la distribution au niveau d’un rayon entier, or nous n’avons pas eu accès à ces données». Le rapport est donc un «constat », et pas encore une « explication » de la formation des prix et des marges, dit-il. Les taux de marge brute des grandes surfaces varient de 35 à 59 % dans les fruits et légumes frais, et jusqu’à 100 % sur les produits les moins chers. Les pertes, la fragilité des produits expliquent ces niveaux.  
Dans les produits laitiers de grande consommation, les marges industrielles vont de 16 % dans l’emmental à 39 % pour le lait UHT et 50 % pour le yaourt, les marges commerciales des distributeurs se situant pour l’emmental à 35 % du prix de détail, 30 % pour le yaourt -et elles baissent ! - et 22 % pour le lait UHT.
En viande bovine, les marges industrielles (23 %) et de la distribution (29%) sont plus faibles, mais elles augmentent. Pour le porc, la marge brute industrielle est de 9 %, contre 50 % pour la marge de la distribution. Les industriels de la volaille n’ont pas donné de chiffres et la distribution non plus. Ces marges sont-elles abusives ? L’Observatoire n’y répond pas et n’est pas prêt de répondre. Car rien n’est plus compliqué que la formation des prix, laquelle est mouvante, en fonction de critère si multiples que nul ne peut s’y retrouver, et Philippe Chalmin l’admet bien volontiers Par ailleurs, la distribution ne gère pas ses rayons en fonction des taux de marges, mais en fonction de la concurrence locale et des masses de marges. Or, un taux de marge élevé sur un produit à faible prix comme le porc rapporte beaucoup moins qu’un taux marge faible sur un produit à prix élevé comme le bœuf. Mais le rapport a surtout des mérites très politiques. Il sert au gouvernement à prendre en compte les agriculteurs, aux syndicats agricoles dans a dénoncer le rapport de force agriculture-commerce - «la distribution est mise en cause avec des marges qui sont rarement écornées quelles que soient la nature et la gravité de la crise agricole en cause – indique la FNEA et aux assosciations de consommateurs comme Familles rurales de constater qu’il y a un grand perdant, le consommateur ! Prochain rapport, en 2012. Après la présidentielle, et …si le nouveau gouvernement le souhaite !
LSA - Le 27 juin 2011 par Sylvain AUBRIL

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Published by CGT Groupe Intermaché - dans Grande distribution
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