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INFORAMA CGT

25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:45

Le chalutage en eaux profondes dans l'Atlantique nord-est va-t-il être supprimé? C'est ce que propose la Commission européenne, malgré l'opposition de la France qui redoute l'impact de la mesure pour ses ports bretons et boulonnais.

La Commission européenne a proposé, hier, de supprimer progressivement le chalutage en eaux profondes dans l'Atlantique nord-est. Afin de «garantir une exploitation durable des espèces d'eau profonde». Si cette proposition était retenue, elle aurait un impact direct sur les ports bretons de Lorient, Le Guilvinec (29) et Concarneau (29). Et un effet désastreux sur les armements Scapêche et Delhemmes. En France, plus de 500e mplois seraient rapidement menacés. Directeur de Scapêche (250 salariés), Tristan Douard se dit «outré, scandalisé et incrédule». Il l'affirme: «Toute la pêche au large est fragilisée, voire condamnée à terme. Pour Scapêche, ça représente 40% d'un chiffre d'affaires annuel qui se monte à 43,2M€. Six bateaux sont concernés à Lorient et cinq au Guilvinec. C'est incompréhensible. Nous travaillons en toute transparence avec les scientifiques du Ciem pour pratiquer une pêche durable. Dans leur dernier rapport, ils ont constaté une amélioration des stocks et ils estimaient possible d'augmenter les captures de 20 à 200% selon les espèces!». Dans un port comme Lorient, 600 emplois sont liés à la pêche en eaux profondes.

Interdiction d'ici deux ans

La proposition de règlement élaborée par la commissaire à la Pêche Maria Damanaki met en place un système d'autorisations de pêche en eaux profondes dans l'Atlantique nord-est. Elle prévoit d'interdire, «au plus tard deux ans après l'entrée en vigueur» de la nouvelle réglementation, le recours à des chaluts de fond ou à des filets maillants de fond. L'interdiction ne s'appliquerait qu'aux pêcheries ciblant spécifiquement les espèces d'eaux profondes et ne reviendrait pas à une interdiction totale de la pêche au chalut de fond dans les eaux de l'UE. «Les ajustements nécessaires à la mise en oeuvre de ces mesures pourraient bénéficier d'un soutien financier au titre des fonds de l'UE», ajoute la Commission. Alors qu'il s'y était opposé la semaine dernière, le commissaire européen au Marché intérieur, le Français Michel Barnier, a fini par lever ses objections sans modifier le texte. En revanche, le ministre français délégué à la Pêche, Frédéric Cuvillier, a d'ores et déjà annoncé qu'il s'opposerait à une telle interdiction «sans discernements» de certains engins de pêche, qui aurait selon lui «de très lourdes conséquences socio-économiques et ne serait pas acceptable».

Colère des élus bretons

Des élus bretons sont aussi montés au créneau hier: «Cela signerait la mort de la pêche de grands fonds en Europe. Cette décision est en contradiction avec les derniers rapports scientifiques (Ifremer, CIEM) sur les espèces en eau profonde... Si elle était appliquée, ses conséquences socio-économiques seraient catastrophiques en Bretagne, avec des centaines d'emplois directs perdus». De son côté, l'ONG de défense de l'environnement Bloom a salué le «courage» de la Commission européenne. La proposition de Maria Damanaki va prochainement être soumise au Parlement européen. Olivier Le Nezet, président du comité régional des pêches de Bretagne, est très pessimiste sur l'issue de la procédure.

Les autres réactions

Jean-Pierre Le Visage, chargé d'exploitation à la Scapêche (Intermarché/Les Mousquetaires), premier armement concerné en Bretagne :  "Le problème est éminemment douloureux sur l'emploi, et la rentabilité de l'armement vient de ces bateaux-là."

Gérald Hussenot, secrétaire général du comité régional des pêches de Bretagne :  "Depuis dix ans, des efforts énormes ont été faits. Il y a une collaboration très efficace entre scientifiques et armement" et, "aujourd'hui, le CIEN estime que l'on est arrivé au seuil du rendement durable. Il n'est pas question que ce type de pêche s'arrête."

Le Télégramme - le 20 juillet 2012

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Published by CGT Groupe Intermaché - dans Unités de Production
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