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BLOG CGT INTERMARCHE

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Agen. «La Ronde des fraîcheurs» fixée sur son sort demain

Publié par CGT Groupe Intermaché sur 29 Mai 2013, 17:03pm

Catégories : #Unités de Production

Arrivée hier matin au palais de justice des grévistes assignés en référé par leur direction./ Photo Jean-Michel Mazet

Arrivée hier matin au palais de justice des grévistes assignés en référé par leur direction./ Photo Jean-Michel Mazet 

Le conflit de «La Ronde des fraîcheurs» entre salariés grévistes et direction a été examiné hier par le juge des référés. Décision demain sur la levée du blocus ou non avec une médiation à la clé ?

Les 35 salariés grévistes de «La Ronde des fraîcheurs» sise à Estillac et les responsables du syndicat CGT étaient assignés hier matin en référé par la direction devant le tribunal de grande instance d'Agen pour «grève illicite et blocage d'entreprise».

Pour le leader syndical Laurent Jacquelin, secrétaire général de l'UD CGT 47, «C'est du jamais vu le fait que des salariés soient convoqués (nominativement N.D.L.R.) au tribunal au motif qu'ils défendent le maintien d'un acquis social», en l'espèce une prime annuelle de gratification qui a disparu et un 13e mois accordé dès 6 mois d'ancienneté commué via un accord de branche «pâtisserie», en un nouveau «13e mois» mais concédé qu'au bout de 5 ans d'ancienneté. Une régression des avancées sociales à l'origine du désaccord et du blocage.

«Une convention collective appliquée de droit par la direction, mais moins avantageuse qu'un précédent accord d'entreprise conclu il y a deux ans, au terme déjà d'un conflit de quinze jours» a souligné Me Bruneau, l'avocat qui représente l'ensemble des salariés grévistes et la CGT assignés.

«Vous devez mettre fin à l'exercice illicite du droit de grève qui porte atteinte à la liberté du travail, au droit d'entreprendre et au droit de propriété», a averti pour sa part l'avocate de la direction, Me Judith Lévy, à l'adresse du tribunal : «Il faut ordonner la levée du blocus. Les gens produisent et la pâtisserie part à la poubelle car les camions ne peuvent pas sortir. L'entreprise va péricliter, a encore prévenu le conseil, chacun doit prendre ses responsabilités. Si cela continue, la société va fermer». 500 000 euros de matières premières et produits finis auraient ainsi été perdus. S'agissant de l'origine des revendications, Me Lévy a parlé «d'un contexte étatique difficile en ces temps de crise» et a affirmé que «pour préserver des emplois, la Ronde des fraîcheurs est contrainte d'appliquer un accord de branche».

«Gagnant-gagnant»

«Ce n'est pas par plaisir que les grévistes campent depuis 20 jours dans le froid et sous la pluie sur le site», a soutenu Me Laurent Bruneau. L'avocat a demandé au juge qu'un médiateur soit désigné dans le but de trouver un compromis aboutissant à une levée du blocus. Une solution de son point de vue «gagnant-gagnant, alors que le conflit qui perdure se trouve dans un cas de figure «perdant-perdant». Un pourrissement de la situation tant pour les employés grévistes que pour la vie économique de l'entreprise imputable «à une absence totale de dialogue avec la direction», a justifié Me Bruneau.

«La voie médiane oui ! mais notifiée par ordonnance», a mis en garde l'avocate de la direction soulevant un problème de confiance. Le site avait en effet été libéré la veille du week-end de Pentecôte, puis rebloqué.

Le délibéré sera rendu demain par le tribunal.

 

La Dépêche - Le 29/05/2013
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