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Chatel à Intermarché : les dessous d'un coup de com'

Publié par CGT Groupe Intermaché sur 20 Novembre 2009, 14:54pm

Chatel à Intermarché : les dessous d'un coup de com'
Rue 89 - Le 19/08/2009

Le groupe affirme avoir invité ses salariés à recevoir le ministre. Mais les vidéos le montrent entouré de sympathisantes UMP.

Supercherie, suite. D'une banale opération de claque politique, l'affaire Chatel est en passe de devenir une opération de publicité clandestine… C'est du moins la version qu'Intermarché essaie de vendre, pour dédouaner le ministre de l'Education nationale.

Depuis lundi, Luc Chatel est soupçonné d'avoir préparé, en coulisse, une claque de militantes UMP, pour assurer le succès d'un déplacement dans un supermarché de Villeuneuve-le-Roi (Val-de-Marne), destiné à vanter les mérites de l'opération gouvernementale la rentrée à bas prix.

Après vingt-quatre heures de cafouillage, et vu le tour pris par la polémique révélée par France Inter, le cabinet du ministre de l'Education nationale a décidé d'organiser la contre-offensive, sur le mode de la vertu bafouée. Mercredi, la direction d'Intermarché a donc pris sa plus belle souris pour envoyer aux rédactions le communiqué suivant :

« A la suite des différents articles parus dans la presse au sujet du déplacement le 17 août de messieurs Luc Chatel et Hervé Novelli, la direction Intermarché tient à effectuer les précisions suivantes :

1. La direction Intermarché a pris l'initiative d'inviter un certain nombre de salariés à l'occasion de la venue des ministres dans l'un de ses magasins à Villeneuve-le-Roi.

2. Cette initiative est le seul fait d'Intermarché et en aucun cas ni le ministre ni ses collaborateurs n'y ont été associés ni même informés.

3. Intermarché regrette cette initiative inappropriée et tient à présenter aux ministres et aux journalistes présents ses excuses. »

 

Problème : sur les images des sujets télévisés, une dizaine de mères de famille très affairées s'activent au rayon fournitures scolaires, alors que la direction d'Intermarché reste floue sur le nombre de salariés conviés, comme elle l'a indiqué à Rue89 :

« Parmi les personnes interviewées par les journalistes, deux faisaient partie de l'enseigne. »

 

Quid des autres « interviewées » ? Des amies fascinées par le beau Luc ? Une bande de copines militantes ? Le distributeur reste tout aussi vague sur l'objectif poursuivi dans cette opération « faire la claque au ministre ».

Le cas Virginie Meyniel, l'inconnue qui connaît tout

Et quid du cas de Virginie Meyniel, la jeune femme blonde que le ministre croise opportunément et qui -quelle chance ! - connaît parfaitement le dispositif gouvernemental de « l'essentiel de la rentrée », comme on peut le voir sur France 2 :

« Y'a l'essentiel… et puis il y a aussi les avantages de la carte au niveau d'Intermarché. C'est vrai que l'ensemble fait des prix intéressants. »

Là, on frise la publicité clandestine. Mais les journalistes qui suivent le déplacement ont tout de suite des doutes sur la crédibilité de ce « témoin ». Mieux : ils identifient la jeune femme comme étant Virginie Meyniel,
conseillère municipale de Vulaines-sur-Seine qui a donc parcouru 47 kilomètres pour acheter cartables et cahiers pour ses deux enfants… La jeune femme est également comptable à la centrale d'Intermarché, ainsi que l'a confirmé le distributeur ce jeudi à Libération.


France 2 affirme qu'après la visite ministérielle, ces mères de famille ont « remis en rayon les fournitures scolaires ». Etrange, pour de simples clientes.

Virginie Meyniel a sûrement dû évoquer le sujet avec le maire de Vulaines-sur-Seine, Jacques Charbonnier, un retraité qui, en 2002, a fait partie des 500 citoyens ayant parrainné la candidature du libéral Alain Madelin à l'élection présidentielle. Avec un certain… Luc Chatel.

Luc Chatel : « Nous n'étions au courant de rien »

Pour l'instant, le ministre a nié en bloc sur France 2 toute responsabilité dans cette affaire :

« Je laisse le soin à cette enseigne de la distribution de dire ce qui s'est réellement passé. Ce que je peux vous dire, c'est que tout s'est fait à mon insu. Nous n'étions au courant de rien. Et je trouve ce procédé profondément choquant, parce que il met en cause mon honnêteté. »

Et quand l'UMP organise la claque pour Nicolas Sarkozy à chacun de ses déplacements présidentiels, cela met aussi en cause l'honnêteté du chef de l'Etat ?


► Addendum le 20/08/2009 à 13h00 :
précision sur Virginie Meyniel qui, dans la vie, est comptable chez Intermarché.


 

 

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