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BLOG CGT INTERMARCHE

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Dans le cochon, tout est bon... mais à quel prix !

Publié par CGT Groupe Intermaché sur 24 Septembre 2012, 07:49am

Catégories : #Unités de Production

 Brient SA, une grosse PME (350 salariés) spécialisée dans la charcuterie traditionnelle.

C'est une grosse PME bretonne, typique de ce secteur de la salaison-charcuterie. Aux portes de Rennes, Brient SA a deux usines (Mordelles et Antrain) : 12 000 tonnes de produits en sortent chaque année, préparés par les 350 salariés (un chiffre d'affaires 2012 de 60 millions d'euros). De la charcuterie traditionnelle, de qualité (jambons, pâtés, rôtis, boudins, museau de porc, pâté de tête persillé...). Destinée « autant aux commerçants charcutiers, via leurs grossistes, qu'aux rayons découpe de la grande distribution », précise Stéphane Poyac, son directeur général. Du 50/50 vendu dans toute la France.

 

Marques distributeurs

 

Dans ce métier, « les marges ne sont déjà pas épaisses », bien moins que le gras de porc. Alors, quand les prix des pièces découpées de cochon, « achetées à 99 % dans l'Ouest », grimpent, « nos marges deviennent nulles... » Pas difficile à comprendre : « La carcasse de porc a pris + 34 % en moins d'un an », passant de 1,28 €/kilo à 1,72 €/kilo. Mais les hausses sont bien pires pour des pièces spécifiques, « + 50 % ou + 60 %. » Exemple, le gras de porc qui a fait la culbute, « passant de 0,65 à 1,25 le kilo ! » Et pourquoi ? « Il n'y a pas que la hausse des céréales, il y a aussi les demandes croissantes de la Chine et des pays de l'Est qui font flamber les cours. »

 

Comment s'en sort Brient ? « On répercute ces hausses, de + 10 % à + 30 %. C'est vital, il en va de notre responsabilité vis-à-vis de l'entreprise et de ses salariés ». Sans trop de douleur, notamment face à la grande distribution ? « Il faut se battre », répond très pudiquement Stéphane Poyac, 48 ans.

 

Antoine d'Espous, PDG du groupe Loste (1 400 salariés, 250 millions de chiffre d'affaires, neuf usines dont celle du Grand saloir Saint-Nicolas à Bédée), est l'un des trois gros industriels en France, avec Herta et Fleury-Michon. Lui, qui ne travaille qu'à 10 % pour la grande distribution, est beaucoup plus libre dans ses propos. Et se fait accusateur.

C'est la faute « aux marques distributeurs », celles des grandes enseignes : « Les entreprises qui produisent pour ces quatre ou cinq gros acheteurs sont étranglées. Pas un mot, dans leur cahier des charges, sur l'indexation des matières premières... » Un « vrai scandale », s'indigne-t-il, alors que la charcuterie est souvent « le rayon frais le plus rentable » des grandes surfaces.

 

Faute d'un accord rapide, « tout ça va finir rapidement au tribunal de commerce ». Pour des dizaines d'entreprises de l'Ouest, « ce n'est qu'une question de semaines... », prévient-il.

Christophe VIOLETTE.
Ouest  France - lundi 24 septembre 2012
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