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BLOG CGT INTERMARCHE

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Le porc flambe, les charcutiers sont à la peine .

Publié par CGT Groupe Intermaché sur 24 Septembre 2012, 07:46am

Catégories : #Unités de Production

Les prix des céréales s'envolent, avec un effet domino sur ceux des aliments du bétail et de la viande de porc. Les entreprises de salaison et de charcuterie, très nombreuses dans l'Ouest (ici, Brient SA, en Ille-et-Vilaine), sont étranglées et demandent de trouver, vite, un accord avec la grande distribution.
Les prix des céréales s'envolent, avec un effet domino sur ceux des aliments du bétail et de la viande de porc. Les entreprises de salaison et de charcuterie, très nombreuses dans l'Ouest (ici, Brient SA, en Ille-et-Vilaine), sont étranglées et demandent de trouver, vite, un accord avec la grande distribution.

Depuis le début de l'année, sécheresses locales et spéculation mondiale font flamber les cours : + 27 % pour le blé, + 21 % pour le maïs, + 23 % pour le colza... Et cette hausse s'accélère depuis juin. Cette flambée des céréales se répercute sur les aliments du bétail, et donc sur le cours du porc. C'est mécanique. En bout de chaîne, les PME, particulièrement nombreuses en Bretagne et dans tout l'Ouest, qui transforment cette viande en savoureuse charcuterie se disent « étranglées ». Jusqu'à 100 % de hausse pour certains produits ! À leur tour, elles tentent de répercuter cette pression sur leurs propres tarifs... Mais, en face, la grande distribution, souveraine, leur impose sa loi d'airain.

 

« Détresse des producteurs et des charcutiers »

 

L'impasse pourrait se transformer en crise. Redoutable pour la Bretagne, déjà bien plombée par la déconfiture de Doux : elle totalise, à elle seule, 32 % de cette activité en France... et près de 10 000 emplois . La Fédération des entreprises du commerce (FCD) qui regroupe toutes les enseignes de la grande distribution (à l'exception des deux groupements Leclerc et Intermarché), en est consciente. Elle entend bien cette « détresse des producteurs de viande et des charcutiers ». Mais « le consommateur ne peut pas supporter seul ces hausses », proteste-t-elle. Dès qu'on touche aux prix, « les ventes baissent immédiatement : + 3 % sur le prix de la viande en un an, c'est -  2 % de consommation ! » Dans ce contexte de pouvoir d'achat très fragile, « il faut donc être extrêmement vigilant... »

 

Alors, si producteurs et entreprises de transformation souffrent en ce moment, « les céréaliers et les fabricants d'aliments pour bétail, eux, se portent plutôt bien... », glisse la FCD. Façon élégante de botter en touche : « C'est une question à régler avec l'ensemble de la filière. » Il faut sans doute imaginer « une contractualisation des prix des aliments du bétail, garantis sur le long terme », pour lutter contre leur volatilité. De plus, elle suggère « que des mécanismes de couvertures financières internationales soient imaginés pour stabiliser les cours ».

 

Deux arguments que reprend à son compte Serge Papin, PDG de Système U Ouest : « Il faut trouver des solutions ». Il appelle à « l'ouverture d'une table ronde », sous l'égide des autorités publiques de tutelle, « qui réunirait l'ensemble des acteurs de la filière : producteurs de céréales, fabricants de nourriture animale, salaisonniers-traiteurs et la grande distribution ». C'est d'ailleurs ce que prévoit un accord de mars 2011 en cas de variation excessive à la hausse et à la baisse des prix des aliments. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé l'organisation prochaine d'une telle rencontre.

C.V.
Ouest France - lundi 24 septembre 2012
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