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Lectoure - Le conseiller général D'Artagnan se prend les pieds dans sa rapière

Publié par CGT Groupe Intermaché sur 1 Novembre 2012, 20:51pm

Catégories : #Actualités Bases ITM LAI

Le conseiller général D'Artagnan se prend les pieds dans sa rapière

conseil général

Aymeri de Montesquiou, hier, au conseil général./Photo DDM, S.Lapeyrère ()

Aymeri de Montesquiou, hier, au conseil général./Photo DDM, S.Lapeyrère

 

  

«C'est à des détails qu'on voit que la Gauche a gagné: Monsieur de Montesquiou est présent et il défend les smicards après avoir défendu les richards...» Le ton est monté très fort hier matin entre le président du conseil général Philippe Martin et le sénateur (et conseiller général de Gimont) Aymeri de Montesquiou-Fezensac d'Artagnan. Le débat s'est envenimé lorsqu'Aymeri de Montesquiou a eu l'imprudence d'évoquer un article du journal «Le Monde» paru samedi dernier. Cet article raconte comment «le duc de Montesquiou s'est emparé de l'étendard de la révolte pour prendre d'assaut la citadelle de Bercy et du redressement productif» afin de voler au secours des salariés de la base Intermarché de Lectoure. L'été dernier, les dirigeants du groupe des Mousquetaires ont annoncé leur intention de fermer d'ici trois ans la base logistique de Lectoure et de regrouper son activité avec celle de Monbartier dans le Tarn-et-Garonne. Cette fermeture menace 315 emplois locaux, au grand dam des élus gersois qui, maire de Lectoure en tête, se mobilisent pour faire reculer la menace.

 

Depuis le début de l'affaire, le sénateur de Montesquiou multiplie les initiatives pour se donner le beau rôle tout en ne ratant jamais une occasion de faire peser sur les élus de gauche la responsabilité d'une délocalisation à l'intérieur d'une même région. En clair, selon le sénateur, la perte de 300 emplois dans le Gers ferait le bonheur des voisins tarn-et-garonnais, département dont est originaire la ministre du Commerce Sylvia Pinel. Une vision politicienne et passablement erronée qui scandalise bon nombre de connaisseurs du dossier. Hier, en voulant donner un coup supplémentaire, le descendant de d'Artagnan s'est pris les pieds dans sa rapière. Revenant sur l'article du Monde, le sénateur a ironisé sur une erreur qu'a commise Philippe Martin sur le lien de parenté entre lui et le président du directoire du groupe Guyenne et Gascogne, concurrent notoire du groupe Intermarché: Bertrand de Montesquiou n'est pas en effet pas le frère du sénateur mais son cousin... Erreur pour erreur, Philippe Martin rectifie celle, beaucoup plus grave à son avis, que commet le sénateur en prétendant qu'il n'aurait pas été invité à une réunion de concertation chez le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, réunion à laquelle auraient assisté Philippe Martin et Jean-Michel Baylet, les présidents des conseils généraux du Gers et de Tarn-et-Garonne. «Cette réunion avec le président du conseil général de Tarn-et-Garonne que vous poursuivez de votre vindicte personnelle n'a jamais eu lieu» s'emporte Philippe Martin qui, bien que n'étant plus Mousquetaire (il a donné il y a peu sa démission de la célèbre compagnie présidée par de Montesquiou), sait tout de même manier le fer. «Il est indécent que vous rongiez votre os sur le dos des salariés de la base de Lectoure, dit-il, mettant clairement en doute la sincérité sénatoriale. Je n'ai pas commencé il y a quelques jours, moi, à faire des moulinets pour faire semblant de défendre les salariés; car il se trouve que depuis que vous faites des moulinets, nous travaillons, et je serai personnellement reçu le 8 novembre prochain par Arnaud Montebourg» poursuit Philippe Martin qui ajoute que «tout sera fait pour sauver les emplois de Lectoure».

 

Quant à la fixation que fait le sénateur sur le remboursement des aides qu'il faudrait exiger d'Intermarché si la fermeture du site avait lieu, Philippe Martin l'anéantit de taille et d'estoc: «En faisant cela, vous offrez au groupe Intermarché une porte de sortie, vous leur donnez la possibilité de se contenter de cela, rembourser aux comunes les aides qu'ils ont perçues pour s'installer il y a vingt ans, une somme dérisoire (11,5 millions de francs-Ndlr) au regard des profits qu'ils réalisent chaque année en milliards» lance-t-il, furieux. En outre, les aides en questions ont permis à la base de s'installer. «Elle s'est installée et a assuré des emplois dans le Lectourois pendant un quart de siècle» ajoute Philippe Martin qui rappelle au passage qu'à l'époque, Aymeri de Montesquiou s'était opposé à cette installation. Alors qu'il insiste auprès du préfet du Gers (présent à la tribune au moment de l'échange) pour qu'il dise si oui ou non, il est légal qu'Intermarché déménage pour aller du Gers au Tarn-et-Garonne, Aymeri de Montesquiou essuie une nouvelle pique de la part d'Etienne Guépratte: «Je ne suis ni Don Quichotte ni d'Artagnan» lance le représentant de l'Etat qui explique ne pouvoir légalement rien faire tant que les décisions de l'entreprise ne sont pas complètement prises. «Je ne pense pas que ces emplois vont être délocalisés au Kazakhstan» relativise le préfet, faisant allusion aux relations privilégiées qu'entretient Aymeri de Montesquiou avec cette république d'Asie centrale...

 

Hier matin, au conseil général, le sénateur de Montesquiou s'est fait recadrer par le président Philippe Martin qui lui reproche d'instrumentaliser la défense des salariés d'Intermarché à Lectoure.

 

La Dépêche du Midi - Publié le 30/10/2012

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