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les salariés de la Ronde des fraîcheurs soutenus par d’autres sections cégétistes

Publié par CGT Groupe Intermaché sur 27 Mai 2013, 20:32pm

Catégories : #Unités de Production

Estillac (47) : les salariés de la Ronde des fraîcheurs soutenus par d’autres sections cégétistes

Les salariés, en grève depuis le 9 mai, ont  reçu l'appui des Cheminots, territoriaux, de la Mutalité sociale agricole (MSA), de la Caisse d’allocations familiales (CAF), des unions locale et départementale.

Les cheminots ont apporté leur participation financière aux salariés en grève, représentés ici par Adnane Dkhir.
Les cheminots ont apporté leur participation financière aux salariés en grève, représentés ici par Adnane Dkhir. (Photo Jean-Louis Borderie)

C’est le genre d’opération à vous oindre le cœur d’un réconfortant baume. Jeudi midi, les 36 grévistes de la Ronde des fraîcheurs d’Estillac ont reçu le soutien moral et surtout financier d’autres sections cégétistes. Cheminots, territoriaux, de la Mutalité sociale agricole (MSA), de la Caisse d’allocations familiales (CAF), des unions locale et départementale. Au plus fort de la mobilisation, ils étaient presque 80 à se laisser porter par la musique jaillissant des gamelles. Un renfort bienvenu au quatorzième jour d’une grève interminable. « L’argent récolté va nous permettre de limiter les pertes. C’est comme si on repartait de zéro », savourait-on du côté des meneurs.

Meneurs toujours en attente d’une esquisse de début de négociations. « On est là 24 heures sur 24. Dès que la direction nous invite à la table des négos avec des propositions sérieuses, on monte », confiait Kamal Gargat. Les événements de jeudi ne laissent pas présager pareille issue. La direction avait convoqué un huissier pour faire constater la situation.

 

Des pertes de marchandise

 

« Nous avons aussi été assignés par la direction devant le tribunal correctionnel », indiquait à la volée un représentant de l’union locale tandis qu’il fallait lever le blocus pour laisser entrer une benne venue chercher les pâtisseries produites et qui ne pourront jamais rejoindre les rayons d’Intermarché.

« Quand l’usine tourne normalement, il y a deux bennes par semaine. Il en passe maintenant quatre par jour », poursuivait Kamal Gargat ajoutant que les pertes engendrées par deux semaines de mouvement social auraient largement couvert les revendications salariales des grévistes.

La direction se tait

« Je crois que beaucoup d’employés commencent à en avoir ras- le- bol de cette relation, a poursuivi le syndicaliste. D’ailleurs, depuis jeudi, une non gréviste a rejoint le mouvement et ceux qui ne peuvent pas être des nôtres, par rapport à la nature de leur contrat, ont organisé une collecte. »

Si, officiellement, la communication sur le dossier a été reprise par le groupe Intermarché, à qui appartient cette unité de production, aucune réaction n’a été publiée jeudi. « Nous avons l’impression que leur volonté est de laisser pourrir la situation. Mais il faut qu’il sache que nous n’abandonnerons pas maintenant. »

 

Sud Ouest - Le 24/05/2013

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