Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

BLOG CGT INTERMARCHE

BLOG CGT INTERMARCHE

Information CGT du Groupe INTERMARCHE : Comité de Groupe, CCE ITM-LAI,CCE ITM-LEMI, Bases Logistiques, Pôle industriel, STIME,


Ronde des fraicheurs, piquet de grève un 15 août

Publié par CGT Groupe Intermaché sur 17 Août 2011, 10:20am

Catégories : #Unités de Production

Estillac. Piquet de grève un 15 août

grève à la ronde des fraîcheurs

Hier, peu après midi, le piquet de grève a repris place à l'entrée du site. Les grévistes, qui demandent l'ouverture de négociations, n'ont eu aucun contact avec la direction depuis jeudi, expliquent-ils. D'après la CGT, le mouvement prend de l'ampleur.
Hier, peu après midi, le piquet de grève a repris place à l'entrée du site. Les grévistes, qui demandent l'ouverture de négociations, n'ont eu aucun contact avec la direction depuis jeudi, expliquent-ils. D'après la CGT, le mouvement prend de l'ampleur.

La grève débutée jeudi à La Ronde des fraîcheurs a été reconduite hier et pourrait durer, faute de négociations. Soutenus par la CGT, les salariés se disent déterminés.

C'est presque une carte postale du 15 août : la chaise pliante sous le parasol, la glacière et le thermos à portée de main. Casquette de rigueur, cagnard oblige. Sauf que le couvre-chef, avec son sigle CGT, fait partie de la panoplie syndicale, et sauf que la mer est loin, très loin de la zone industrielle de Mestre-Marti, à Estillac, où une dizaine de salariés de La Ronde des fraîcheurs anime le piquet de grève, hier en début d'après-midi. Ils sont plantés là depuis midi et demi et guettent les collègues censés venir prendre leur service à 15 heures. « Certains rentrent de congés aujourd'hui et nous ont déjà prévenus qu'ils se mettraient en grève », glisse le délégué du personnel, Abib Gargat. Avec son collègue Adnane Dkhir, le délégué syndical, membre de la CGT comme lui (il n'y a pas d'autre organisation représentée ici), ils sont aux avant-postes de la contestation. L'entreprise, qui compte 150 salariés, dont une grande majorité de femmes, alimente les rayons pâtisserie des magasins Intermarché et Netto. « Mais jeudi, il n'y avait que 28 personnes au travail, en comptant les cadres », assure le délégué syndical, pour qui le mouvement « prend de l'ampleur »(1) . Tandis qu'Abib Gargat explique que des panneaux faisant état d'un mouvement de grève du fournisseur ont fait leur apparition dans les rayons des supermarchés du groupe Les Mousquetaires… où les babas ont disparu en un éclair ?

Revendications sur les salaires et les plannings

Les revendications, qui portent sur les salaires et l'aménagement du temps de travail (nos précédentes éditions), sont relayées par l'union départementale CGT, qui a symboliquement dépêché l'un des siens, Hervé Kerihuel, sous le parasol de la colère. « C'est la première grève en dix ans, assure Abib Gargat, mais à un moment, on est bien obligé de réagir. » Et d'expliquer que certains salariés dont les plannings ont été modifiés sans concertation « se sont retrouvés d'un coup avec 300 € de moins, parce qu'on les a mis sur des horaires de jour alors qu'auparavant ils travaillaient la nuit. Et 300 €, vu ce qu'on gagne, c'est beaucoup ». Mais ce n'est pas qu'une question d'argent : le rythme de vie de nombre de salariés (parmi lesquels des mères célibataires) s'est souvent trouvé chamboulé du jour au lendemain. Et les arguments de la direction, qui explique que l'entreprise, en déficit, ne peut donner ce qu'elle n'a pas, sont vite balayés : « La directrice a beau jeu de dire qu'on est en déficit, il n'y a qu'elle qui possède les chiffres. Ils n'ont jamais été communiqués au CE comme le veut la législation ». Les grévistes, dont les demandes de négociation se sont jusqu'ici heurtées à une fin de non-recevoir, espèrent beaucoup de la « pression » mise depuis vendredi sur la direction par l'inspection du travail et la préfecture. « Nous, depuis le début, on ne demande qu'à négocier ! », martèle Abib Gargat. Déterminés, les grévistes assurent qu'ils ne reculeront pas devant un mouvement long. « L'union départementale CGT a mis en place une collecte solidaire pour compenser le manque à gagner des grévistes. Dans le cas des éboueurs de la communauté d'agglo d'Agen, ce mécanisme avait très bien fonctionné. ça peut aider à tenir… », dit Hervé Kerihuel. Moralité, la grève continue.

 

(1)Hier à 19 heures, selon la CGT, « seuls 3 ouvriers en CDI et 4 en CDD avaient pénétré dans l'entreprise, 24 salariés en CDI avaient rejoint le piquet de grève ». Le mouvement doit reprendre ce matin à partir de 5 heures.

 

La dépêche.fr - le 17/08/2011

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents