Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Intermarché BLOG CGT Google+
  •  Intermarché BLOG CGT  Google+
  • : Information CGT du Groupe INTERMARCHE : Comité de Groupe, CCE ITM-LAI,CCE ITM-LEMI, Bases Logistiques, Pôle industriel, STIME,
  • Contact

Adhérer à la CGT en ligne, en cliquant sur le dessin

 

 

                                          

Recherche

Des images et du son !

INFORAMA CGT

12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 15:27

Réagissez à cet article

La Société charcutière de l'Ouest, SCO Ranou achève un cycle d'investissement à Saint-Évarzec de 20M€ sur trois ans. La société voit encore plus grand. Son objectif: passer de 43.000 à 50.000 tonnes par an pour répondre à la demande croissante d'Intermarché, son actionnaire.

Un actionnaire client: une particularité. À l'origine, il y avait une charcuterie familiale, rue de la gare à Quimper, créée en 1905 par le grand père de Jean Rannou (entre la marque et le nom de famille, l'orthographe est identique à un ?n? près). Petit à petit, l'entreprise a grossi jusqu'à prendre le virage du libre-service. En 1998, Intermarché, intéressé par l'indépendance de ses approvisionnements, devient le seul maître à bord. Sur ce marché en voie de concentration, appartenir à un groupement de 55 unités de production dans une multitude de domaines (eaux minérales, plats cuisinés...) est une force.Car pour Ranou, comme pour ses concurrents, rester dans la course coûte cher. L'entreprise investit annuellement 3 à 4M€ dans le process. Le troisième cycle d'investissement (20M€ sur trois ans) s'achève d'ailleurs au premier trimestre 2010, les 1er et 2octobre, par deux jours d'inauguration, portes ouvertes. À Saint-Évarzec, elle dispose désormais de 31.000m². Le projet ajoute 4.000m² et des innovations au process de fabrication du jambon. Un enjeu. Le jambon représente 55% du chiffre d'affaires. Le libre-service (+2,8% en 2009) ne connaît pas la crise. «2009 pour la charcuterie a été très mauvaise. Nous, nos résultats sont à la hausse grâce à nos engagements pris avec Intermarché. Cependant, il ne faut pas croire qu'on a une position de nantie chez Intermarché et heureusement... Nous sommes soumis à la concurrence, à des appels d'offres.Ce n'est par pas parce qu'un produit est référencé en central, qu'il sera partout», souligne Jean-Pierre Ropars président de la SAS, salarié depuis 1990 et ancien de chez Bonduelle. Aujourd'hui, la marque quimpéroise représente tout de même 40% du rayon charcuterie de l'enseigne et côtoie les premiers du secteur en notoriété spontanée, Herta et Fleury Michon. Celle de Ranou atteint les 18%, devant Justin Bridou, Aoste et derrière Madrange et les MDD. (Source TNS Sofres). Mais l'entreprise du Finistère ne travaille pas uniquement à la marque Ranou, même si celle-ci représente 60% du chiffre d'affaires. La gamme premiers prix ?Top Budget?, les offres promotionnelles et l'entrée de gamme pour Netto constituent un quart de l'activité. Depuis deux ans, la concentration du marché de la charcuterie, lui permet aussi de saisir des opportunités en dehors du groupement, principalement dans le hard discount. Une petite révolution pour Ranou qui était devenue mono client en 1992. «Être étiqueté Intermarché, n'ouvre pas de portes. Mais quand une enseigne à des difficultés d'approvisionnement, ça lui arrive de penser à nous», explique Jean-Pierre Ropars.

L'avenir: les produits réduits en sel

Depuis 2007, Ranou joue aussi plusieurs nouvelles cartes qui séduisent: celle de l'allégé, du bio, et des produits réduits au maximum en sel. «C'est une vraie demande. Avec une difficulté : le goût. Et un challengequi est réussir à proposer des produits gustativement équivalents», explique le président. Comme le sel contribue à améliorer la tenue de la tranche de jambon, la fabrication est techniquement plus compliquée. «Il faut un outil très pointu. Nous avons d'ailleurs investi sur une ligne de conditionnement. Un enjeu important selon Jean-Pierre Ropars: «Ce sera difficile pour l?entreprise qui ne pourra pas proposer ce type de produits dans les prochaines années.»

«4M€ annuels pour continuer à monter en puissance»


Monique Ranou produit actuellement 43.000 tonnes par an. Pourquoi demander une autorisation d'exploiter à hauteur de 50.000 tonnes?
Monique Ranou est déjà l'un des premiers sites français de charcuterie libre service. Nous voulons continuer à progresser chez Intermarché comme nous l'avons fait l'an dernier grâce à notre force de vente de terrain. On doit pouvoir répondre à la demande du groupement si des opportunités se présentent. Ce serait dommage de ne pas les saisir.
 

Avez-vous obtenu l'autorisation de la préfecture?
L'enquête publique est close sans observation particulière mais le dossier est en cours. On compte l'obtenir d'ici à la fin de l'année. Nous devons prouver l'absence de risques pour l'environnement. Dans les investissements réalisés de 20M€, une partie y a été consacrée. On est serein. Il nous fallait l'aval de la municipalité pour le rejet des eaux de l'usine. Nous l'avons obtenu. Mais on a quand même été assez choqué par le discours d'une partie de la majorité au conseil municipal de Quimper (KEG et les Verts se sont abstenus en raison des algues vertes et du bruit; NDLR). Monique Ranou est le premier employeur privé du secteur. C'est 585 postes et autant en emplois induits. Pour les extensions, nous avons fait, en majorité, travailler des entreprises de la région.
 

Comment passer de 43.000 à 50.000 tonnes?
Cela se fera à surface constante. Grâce à tous les investissements réalisés dans le process, l'outil est très productif. Nous consacrerons 4M€ annuels pour continuer à monter en puissance. Il y a aussi les hommes et les femmes de l'entreprise, sa première richesse. Les compétences doivent suivre. SCO affecte 2 à 3% du montant de la masse salariale à la formation chaque année.

Quels produits seront concernés?
L'ensemble des produits mais surtout le jambon qui permettra de saturer le site.

Quid des recrutements?
Si on fait 7.000 tonnes de plus, mathématiquement, il faudra plus de gens en production. On ne sous-traite pas le désossement, pour maîtriser la qualité. L'activité est forcément manuelle. Nous devons recruter, former. C'est difficile et compliqué.

L'entreprise s'appelle SCO- Monique Ranou depuis le 1er janvier 2010. Pourquoi avoir changé de nom?
Par mesure préventive. Si un jour par malheur, nous avions un problème sur un produit, c'est toute la marque qui serait dans l'oeil du cyclone. C'est arrivé dans le groupe pour les eaux minérales.

Repères


1905
Création d'une charcuterie par Jean Rannou.
1971
Déménagement de la zone de l'Hippodrome à Troyalac'h.
1992
Prise de participation d'Intermaché (35%). Tonnage total du site: 7.500 tonnes.
1998
Cession des actifs par Monique et Jean Rannou à Intermarché.
1995
Extension de 2.000m². Tonnage: 17.000.
2000
Extension de 6.000m². Investissements sur l'aval du process. Tonnage: 32.000.
2007-2010
Extension 4.000m². Investissements pour le process de fabrication du jambon. Tonnage: 43.000.
Objectif 2010-2015
Tonnage: 50.000

SCO-Monique Ranou en chiffres

- Chiffre d'affaires 2009: 158M€ en 2009.+4%. - Résultat net: NC - Salariés: 585. 620 avec les intérims et les prestataires de service. - Surface de production: 31.000m². - Part de marché au sein du groupe Intermarché: 40% - Investissements annuels: 3 à 4M€ - Achats: 100M€ par an. 25.000 tonnes de jambon, pièces de découpe avec os dans le grand Ouest. 30% d'import (Espagne principalement). Synergies d'achats avec Intermarché: 30%. - Jambon: 55% du CA (jambon de volaille: 5%) - Références: 150 - Tonnage produit et vendu: 42.400 en 2009; 43.500 prévus pour 2010. - Marque Monique Ranou: 50% de l'activité; 60% du CA. - Gamme premier prix Top Budget: 15% - Gamme Netto: 12% - MDD en dehors d'Intermarché: 8% du CA

 

Le journal des entreprises - le 10/09/2010

Partager cet article

Repost 0
Published by CGT Groupe Intermaché - dans Unités de Production
commenter cet article

commentaires

Histoire de la CGT